dimanche 4 mars 2012

Le 3ème jour, le 4 mars

Le troisième jour, dimanche , réveil calme, pause café avec Tania, la voisine d’Annette, avec laquelle je m’entretiens sur le Maroc. Dégustation de petits gâteaux à la marzipan et aux amandes faits à noêl ; c’est un régal. Elle m’informe des dangers de la traversée du sahara ouest, il y a en effet un conflit entre l’Algérie et le royaume du Maroc concernant la propriété du désert. C’est l’idée de Josh cette traversée. Je dois me renseigner sur la chose avant de l’envisager. Puis c’est le départ chez Jani qui habite à 200 mètres environ, ce qui est amusant, c’est qu’elle habite rue Zeppelin, encore un rappel de mon premier départ en Allemagne. Ce n’est pas rue Zeppelin où j’ai habité mais au château lui-même. Janet est une de ses amies, elle me ressemble beaucoup. Je pénètre dans un appartement qui pourrait être mon domaine, il y a même mon lit, le même que j’avais rue Saint Nicolas lorsque j’étais rouennaise, des disques vinyls, des cartes du monde, de la France partout, des vieux tiroirs pour ranger les cassettes, les films…un bric à brac semblable au mien.

Citation au mur du salon:

phrase de Apollinaire chez Jani

Chocolat typique berlinois:

halloren

A 14 heures, nous quittons l’appartement en vélo en direction du marché aux puces, le « Flohmarkt ».

graff


L'étalage se situe au milieu d'un ancien parc industriel désaffecté, dans lequel se côtoie un pub improvisé, un théâtre et une discothèque. 

vélo au Flohmarkt

M, Jackson

Et voici, un marché aux puces parallèle...tenu par des illuminés, dont l'un au moins est français.

cintre

la sculture du marché

Pour donner une idée de l'accoutrement des énergumènes; j'ai eu du mal à distinguer le vrai du faux mannequin...Pantalon multicolore revêtu d'un caleçon de bain moulant, des cheveux en bataille et rares, embrouillés dans les lanières des lunette de plongé: "mais ça lui va super bien, vraiment, ça lui donne un style"...compliments éparses donnés par l'énergumène numéro 2.

mur

le moineau

Dans cette étonnante métropole, j’ai parfois l’impression de gravir les marches de l’escalier du peintre Duchamps, pour rejoindre le monde que j’avais tenté de comprendre en étudiant le mouvement pictural surréaliste. Ces gens farfelus qui s’espriment en diverses langues, personnes incroyables, improbablement accoutrés de bout de tissus, réhaussés de coiffures atypiques, crânes aux cheveux longs dégarnis, tout un style dont chacun à la recette. Je me sens fades à côté, encore totalement novice, moi aussi je voudrais que l’on m’initie à ce talent, j’aimerai enfin découvrir ce style que je voudrais voir apparaître sur mes toiles (au niveau vestimentaire, je ne pense pas oser plus en avant que ce que je porte parfois...).

Soirée, soupe et courts-métrages et ..bières:

berliner pils

Posté par Belune à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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